Si Martine Aubry avait des couilles !…

Il est bien loin le temps du programme commun, du temps où le parti socialiste était le parti socialiste – dirais-je de gauche ! – où il y avait un chef qui avait encore des idées – pour pas bien longtemps je vous l’accorde ! – et qui savait surtout comment s’y prendre pour conquérir le pouvoir – en 81.

Depuis quelque temps, je me détournai de ce  » mou exaspérant  » au pouvoir, pour suivre les pas de celle qui est en retrait, et qui m’inspire beaucoup. Cette femme avait cristallisé en moi cette idée de la gauche que les temps ont malheureusement ensevelie. La mère des 35 heures était-elle silencieuse, discrète, tempérante, là-bas dans son fief lillois pour préparer quelque chose qui nous enthousiasmerait, qui nous désengourdirait, qui nous dériderait, qui nous désempoussiérerait, bref, qui chasserait à coups de pied ferme cet amorphe au pouvoir pour faire renaître ce qui l’a toujours habité : la gauche ! ?…

Les mirages en politique ne sont pas rares, ils sont nombreux !

La voilà, qui affirmait telle un héraut résistant de la gauche fermement appuyée sur son sol régional, qu’elle « combattrait cette régression pour notre société au niveau national, comme dans ma ville. » à propos de la loi Macron, avant d’ajouter que « Ce n’est pas une réforme subalterne, c’est un moment de vérité autour de la seule question qui vaille : dans quelle société voulons-nous vivre ? Veut-on faire de la consommation –  encore plus qu’aujourd’hui – l’alpha et l’oméga de notre société ? La gauche n’a-t-elle désormais à proposer comme organisation de la vie que la promenade du dimanche au centre commercial et l’accumulation de biens de grande consommation ? »… je crus entendre l’écho d’une voix des années où être socialiste voulait dire ne pas lâcher le morceau – ce qui est une bonne définition de la gauche ! – et imposer ses idées et son idéologie pour façonner la société !…

Il n’en est rien !

Bien qu’au soir de la déroute des départementales elle crut bon de crier que la défaite « était un vote de protestation par rapport à la politique nationale » il n’en demeure pas moins que les désillusions en politique ne sont pas rares mais nombreuses : le suspens n’aura pas duré longtemps : pour le congrès de Juin elle ralliait la motion présentée par Jean-Christophe Cambadélis !…

… Dans ma tête de petit penseur politique, le scénario était tout fait… : Martine Aubry cassait le PS en deux, s’agrégeait les frondeurs, et les écolos, envoyait par là-même dans les choux les sociaux-libéraux, mangeait par compromis viril et de perspective Mélenchon et son Front de Gauche… hop ! et voilà nous autres le peuple de gauche remis de bon pied !…

Martine Aubry je l’adore, mais elle n’a pas de couilles !… « Tu n’as pas de couilles très chère !… La vraie politique c’est quand même ça… hein camarade… hein… la politique, c’est les couilles !… »

I.H.

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