Ouyahia, l’homme fort

Ouyahia et la confiance de Bouteflika
Ouyahia et la confiance de Bouteflika

Ouyahia, le Kabyle, à la tête de l’Etat.

Ca y est. La supercherie est derrière nous. La mascarade a donné son résultat : Bouteflika réélu avec un score bréjnévien : plus de 81 % de la population. Le régime alors qu’il avait tenu son souffle peut se relâcher et il a désormais tout le temps pour préparer  » calmement  » sa mutation.

L’image pitoyable et dégradante, désastreuse pour l’image de l’Algérie, de ce président-malade, impotent, assis sur un trône roulant pour aller voter pour sa propre succession a montré pour ceux qui en doutait encore que cet homme n’est plus apte à gouverner. La seule aptitude qui lui reste est celle historique. La raison pour laquelle il s’est reconduit alors qu’il ne le voulait pas est tout bonnement pour préparer une mutation du régime qui n’était pas encore prêt. C’est un peu sur lui, sur sa personne, que s’est cristallisé tout le pouvoir et tout le système algérien qu’il a modifié et façonné à sa façon.

Quelques semaines avant le scrutin, il appela certaines personnes, centrales dans les rouages du pouvoir, parmi desquels Ouyahia Ahmed, nommé chef de cabinet de la présidence, l’homme fort des dernières décennies algériennes, désormais archi-fort et archi-favori pour la succession au grand  » père  » comme dénomme certains algériens Bouteflika.

Dans les prochains mois à venir, Bouteflika devrait modifier une nouvelle fois la constitution pour instaurer notamment, comme aux Etats-Unis, un poste de vice-président de la république. Ce dernier sera le dauphin désigné pour reprendre les reines d’un nouveau pouvoir soit au terme des cinq ans du quinquennat soit, ce qui est plus vraisemblable, au cours de celui-ci si Bouteflika venait à s’en aller.

Ceci est le scénario disons  » normal  » et logique si les choses continuent à aller à ce train. Sinon, on peut envisager que les forces d’oppositions épaulées par le peuple décident de mettre un terme à soixante années de domination d’un régime pour lui faire succéder une deuxième république. Alors là, les Ouyahia et tous les symboles du régime finissant seront l’objet d’une purge et d’une chasse aux sorcières.

En attendant, avec cette élection présidentielle remportée comme à l’accoutumée, le régime a encore gagné une manche montrant qu’il n’a pas dit son dernier mot.

I.H.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s